Les fables

La fable ou apologue est un genre qui implique la concision, l’harmonie, le rythme, les dialogues et qui, apologue oblige, se termine par une morale ou une fin illustrant d’elle-même la morale non écrite. C’est probablement le genre littéraire le plus ancien, né de la tradition orale colportant les histoires des hommes à travers la fiction des animaux se comportant comme eux.
Selon le Professeur F. Allègre, dans son livre « Esope, choix de fables » édité par les Classiques Hachette en 1909, le premier auteur connu d’une fable mettant en scène des animaux serait le Grec Hésiode qui vivait vers l’an 800 av. J.C., cette fable s’intitule   « L’épervier et le Rossignol ».
Le second auteur, Stésichore, vivant en Sicile de 640 à 550 environ av.J.C., a écrit « Le Cheval qui veut se venger du Cerf ».
Celui qu’on peut appeler le « Père de la fable » est le Grec Esope qui a vécu au milieu du VIème siècle av. J.C. dans l’île de Samos où il était l’esclave d’Iadmon. Affranchi par son Maître, il voyagea et devint l’auteur prolifique qui a laissé à la postérité plusieurs centaines de fables, avec ou sans morale.
C’est dans cette richesse créative que Jean de La Fontaine a puisé et a pu, grâce à son incomparable talent, faire connaître au monde entier le genre si particulier de la fable.
Bien d’autres fabulistes ont exercé leur talent dans ce genre, citons Marie de France au Moyen âge, Florian au 18ème siècle.
Mon propos ici n’est pas de faire l’inventaire de tous les auteurs de fables, il convient plutôt de recommander à ceux qui sont intéressés par le sujet un site particulièrement exhaustif et très bien conçu consacré aux fables et aux fabulistes, ce site s’appelle « ruedesfables.net », un lien  permettra d’y accéder directement.
En ce qui me concerne, ce recueil de fables est pour moitié de ma création, pour l’autre les sources sont les fables d’Esope. A quelques exceptions près, j’ai choisi celles où Jean de La Fontaine n’avait pas puisé son inspiration.
Enfin, pour rendre hommage à ma manière à Monsieur de La Fontaine, je l’ai fait rencontrer à travers quelques fables les animaux qu’il a particulièrement rendus célèbres, il s’agit du corbeau, de la cigale, de la tortue, du lion, du loup, du lièvre et du renard.

Les poèmes

La poésie est paradoxalement un genre littéraire touchant à la fois à l’intime et à l’universel.
Après avoir rédigé le recueil de fables, j’ai été tenté par l’écriture de poèmes, non sans quelque appréhension d’ailleurs. Et puis l’envie est devenue forte de mettre en mots, en rythme, en sons, en images, ce qui fait la vie et que ce genre permet de sublimer.
Le poème n’est pas en lui-même universel, mais il apporte à chaque lecteur sa part de vérité, ou tout simplement lui ouvre la porte d’un horizon qui ne s’était pas encore dévoilé.